Chapitre 1

Publié le par Fourmi

Pourquoi un petit traité d'économie amoureuse?
Cette idée m'est venue Jeudi soir, en revenant de chez Index.
J'ai passé deux petites soirées sympas à son appartement. On a discuté sérieusement, échange des points de vue (qui sont étrangement identiques d'ailleurs) et on s'est amusé d'une vie à deux, comme on le faisait au lycée.
Et c'est en rentrant, dans la voiture, que je me suis dit que j'étais en train de changer de phase.
J'ai évoqué récemment ma phase actuelle que l'on peut résumer de la sorte:
" Je suis seule, c'est géniale, je suis bien toute seule, je veux y rester et coiffer sainte Catherine".
Oui...

Car il y a toujours un "MAIS".
C'était avant.
Et dans mon lit, une fois rentrée, j'ai réalisé qu'effectivement, j'entrais dans un changement de phase.
Nouvelle période donc que l'on pourrait appeler:
" J'en ai marre d'être seule, c'est nul, je ne suis pas bien toute seule, je ne veux pas coiffer sainte Catherine".

Et c'est en comprenant ce retournement de situation que j'ai songé à mes cours d'économie...
aux fameux Trend, aux cycles Juglar...

Finalement, je sortais d'une phase A, de presque "prospérité", pour entrer dans une phase B, sorte de "récession morale".
Pour bien comprendre la succession de ces deux phases A et B, il convient d'étudier de très près un exemple, afin de l'analyser davantage.

(cliquez pour comprendre)

Phase A:
La célibataire évolue au contact de jeunes couples (mariés ou non) et prend conscience au fur et à mesure de sa confortable position au sein de la société (sauf pour les impôts, les parents -"tu as rencontré quelqu'un"-...).
Libre, elle préfère la compagnie de ses amis, les folles soirées en boîte ou en speed dating, plutôt que le cocooning  avec une moitié.
Elle teste son potentiel de séduction tout en ne devant rien à personne.
Fière de son nouveau mode de vie, elle finit par se convaincre de plus en plus de la plénitude de cette situation.
Méthode de positive-action: "je vais bien, tout va bien".
Jusqu'au jour OU: elle atteint le maximum dans cette phase. Sorte de point de non-retour. Elle ne pourra pas aller plus loin dans son auto-persuasion de "célibattante" (Mot de Zon).
C'est alors qu'elle entre progressivement dans la phase B.

Phase B:
La célibataire comprend que son raisonnement n'est pas la panacée et que l'effet placebo s'est envolé.
En somme, elle sombre lentement dans une période de trouble obsessionnels qui engendrent chez le sujet un mal-être latent. Des chutes brutales sont à craindre.

Voir le schéma explicatif en cliquant:

 

A noter pour le chapitre deux de notre petit traité, un espoir:
"Toute offre génère sa propre demande!"

Publié dans Célibataire

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2ligne 16/08/2005 17:33

belle tentative de rationaliser quelquechose qui ne l'est pas
La crise amoureuse que tu traverses n'a en tout cas pas provoqué chez toi une pénurie des sens
Fourmi: J'aime toujours autant tes jeux de mots :-) Merci du passage. J'essaie de rester (belle et -"rêve pas Fourmi!"-) zen. lol

Micmic 16/08/2005 14:01

C'est tellement vrai... Moi c'est plutôt quand je suis seul je veux être avec quelqu'un mais quand je suis avec quelqu'un je veux être seul... C'est à rien y comprendre. En tous cas ton dernier schéma ma fait mourir de rire lol
Fourmi: Moi aussi c'est pareil... je veux être avec quelqu'un mais je suis seule... c'est toujours pareil... Eternels insatisfaits nous sommes!

Lylouve 16/08/2005 13:44

ce phénomène on le rencontre dans tout les aspects de la vie, mais quand on est vraiment bien avec quelqu'un ce cycle a tendance à perdre de l'altitude et de la profondeur, en gros les vagues ressemblent plus à celles d'un lac qu'à celles d'un océan, et vraiment, on se sent bien dedans, en tout cas c'est tout ce que je te souhaite, trouver quelqu'un avec qui tu sera dans cette harmonie.
Fourmi: Je suis comme Lou, je commence à me dire que ça doit pas être possible lol. Mais je te remercie de ce commentaire, histoire qu'on ne perde pas espoir :-)

Objectif AOC 16/08/2005 12:21

Très bon schéma, où l'arrivée impromptue du mot "grosse" nous prouve, si ce n'était déjà évident que "gros" est un concept. (moi quand je vais bien, je m'en fous d'être gros.)
Fourmi: C'est clair...en ce moment, je me trouve un peu moins "grosse"... pourtant je fais le même poids.

Natural loustic (patrick Trécul) 16/08/2005 11:45

Et bien, comment explique tu le fait que mes phases A soient très longues et mes phases B très courtes ? Rigolo comme leçon, même si c'est à mon avis beaucoup plus compliqué qu'on voudrait bien le croire... Très chouette ton blog en tout cas !
Fourmi: L'amour c'est effectivement comme l'économie: plutôt complexe...