La jonquille

Publié le par Fourmi

Les odeurs corporelles, atout de séduction, objet de répulsion.

Les odeurs influencent nos relations sociales:
Nos sensibilités sont différentes. Elles varient en fonction de chaque individu naturellement, mais aussi en fonction de l'époque.
Les odeurs fortes au XIXème siècle, par exemple, étaient synonyme  de maladies ou de marginalité. Aux miasmes se mêlait la jonquille.

Ces odeurs apparaissent à l'adolescence, période à laquelle elles peuvent être particulièrement fortes.
Aujourd'hui, on cherche à lutter à tout prix contre toutes les odeurs. Certains s'interrogent sur la légitimité d'un tel acharnement à annihiler nos effluves, qui font partie de nous.
D'autres chercheurs ont tenté de faire une classification de ces odeurs corporelles.
Ainsi Kent, un des fondateurs de l'homéopathie, trie ces innombrables fragrances : aigre, fétide, qui sent le fromage, maïs vert, fauve et musquée, moisie, nauséabonde, putride, rance, aigre, épicée, oeufs pourris, douceâtre, etc...
Et précisément, tout cela influe sur nos relations sociales, avant d'interférer dans notre vie amoureuse.
"- Les odeurs qui jouent sur nos relations avec les autres? C'est débile.
 - Alors toi, c'est que tu ne connais pas Raoul! Raoul, c'est impossible, intenable, inimaginable. Si bien, qu'en hiver, on ne s'en rend pas compte, alors tout le monde lui parle... même si l'on sait que son hygiène est négligée, ça va. Mais en pleine chaleur, tout le monde le fuit au boulot. Il reste seul, face à lui même.
 - Vous ne lui faites pas comprendre?
 - Eh, Vous avez déjà dit à quelqu'un qu'il sent pas bon ?"

Les odeurs et l'amour:
Nos effluences sont des signaux de reconnaissance, qui nous viennent de nos ancêtres. Il s'agit là d'un véritable héritage dont le but est bien entendu la séduction, la reproduction et la survie de la lignée (c'est cool).
Ainsi, pourquoi s'obstiner à éteindre ces émanations alors même qu'elles ont un but précis... Certains s'opposent nettement à l'usage abusif de produits tels que les déodorants.
Les pensées, les émotions et les images sont des "génératrices d'odeurs". D'ailleurs le coup de foudre serait une simple alchimie des odeurs...
On génère à l'intant T des effluves que l'autre perçoit comme attirantes et inversement.
L'étape de la séduction passée, reste à voir l'influence des odeurs dans notre vie intime.
Les poils sont des pièges à odeurs, dont l'un des intérêts est de faire comprendre inconsciemment à l'autre ce que l'on ressent et ce dont on a envie.
Oui, mais les poils, on les coupe (enfin, presque tous...disons en tous cas de plus en plus). Et les odeurs on les neutralise avec des produits plus ou moins naturels.
Certaines personnes ne supportent pas leur propre odeur intime. Ce dégoût peut même aller jusqu'à perturber leur vie génésique. Il est conseillé dans ce cas de sentir ses propres sous-vêtements, afin d'apprivoiser son propre parfum intime (comme les petites filles semblent le faire. "Ah bon? j'ai jamais fait moi!").
Mieux vaut cela qu'une perte d'odorat. Car il semble précisément que la baisse de l'olfaction fasse diminuer le désir sexuel.
(En même temps, pour Raoul, même l'anosmie -perte totale de l'odorat- ne changerait pas grand chose à l'appétence sexuelle.)

Les moyens de lutte:
Alors, Raoul est seul. Première constatation. Quand on a des soucis de transpiration, on est vite rejeté par les autres. Lui, ne fait rien pour améliorer cela. Alors que la procédure est simple, les conseils sont les mêmes et vous les retrouverez partout:
 * Se laver tous les jours (Raoul l'ignore...c'est certain), en faisant attention aux aisselles et aux lieux privilégiés de résidence des bactéries.
 * Porter des vêtements qui respirent (coton par exemple) et éviter les matières synthétiques (Raoul ne le sait pas, nul doute là dessus)
 * Utiliser un déodorant ou un anti-transpirant (exemple: en pharmacie, pierre d'Alun...)

Publié dans Humeurs

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