Stéphane

Publié le par Fourmi

Fourmi a été séduite par de nombreuses phrases, déposées dans les commentaires de son article MOT A MOT... Elle a longuement hésité, s'est laissée aller à ses émotions et s'est laissée portée par les mots de Stéphane.

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Fourmi,

Je me perds, je te perds. Où suis-je ? Où es-tu ? A tes côtés, je me suis endormi, cette nuit. Ce réveil sans toi ne peut-être qu’un rêve, une illusion, un cauchemar. Je ne peux donc être là où je me trouve. Si tel était le cas, tu serais à mes côtés. Si c’est un rêve, alors je dors. Et si je dors, je ne peux être certain de l’endroit où se trouve mon corps. Oui, c’est sûr, je rêve. Dans le doute, je dépose tout de même cette lettre à ton chevet.
Fourmi, je t’aime. Ces mots si rudes pour la voix, mais si doux pour le cœur, je les pense enfin, je les comprends. Mais toi, m’aimes-tu ?

Combien de temps encore vais-je devoir souffrir ?


Lui, il est mort. IL EST MORT. Rien de son esprit ne réside sur cette Terre. Lorsque j’ai enterré son corps au pied du chêne, n’as-tu pas vu que son amour pour toi s’était envolé ? Il ne t’aime plus, Fourmi. Il ne le peut plus. IL NE T’AIME PLUS. Pourquoi donc chercher chez lui cet amour dont tu as besoin ? Pourquoi chercher plus que ce qu’il peut t’offrir pour le moment. Tu le rejoindras dans le royaume des morts, Fourmi. Mais ici bas, moi, je te prends. Je vole ton amour. Et, à vrai dire, je me soucie guère de ta volonté. Je ne crois pas en l’existence d’un après.

Donc, cet après, je te le laisse, tu le retrouveras là haut. Mais ici, tu es à moi, maintenant.
Cette nuit, tu m’as aimé. Tu t’es offerte à moi, à mon désir, à mes pulsions. Si l’esprit n’a rien vu, le corps lui, s’est exprimé, s’est cambré. Ta peau a hurlé, tes mains m’ont aimé, tes tripes m’ont enlevé. Et cela, je veux le garder. Je le garderai jusqu’à la fin de mes jours. Dans mon esprit et dans mon corps. Tu ne pourras plus me le reprendre. Et, sans ces instants, je ne pourrai vivre. Combien de temps dois-je attendre ? Combien de temps dois-je souffrir encore ? Je ne veux plus souffrir.

 Je ne veux plus faire de ma vie une attente.

T’attendre.
Or, si je laisse encore filer le temps, c’est l’attente qui m’attend. Aujourd’hui, je n’attends plus rien, j’ai été rassasié cette nuit. Non, je ne peux plus attendre, je n’en peux plus d’attendre. Avec ces instants passés dans ton corps, j’ai atteint un summum dans ma vie. Je ne veux pas redescendre. Je sais trop ce que c’est qu’être en bas. Je veux rester en haut. Finir ma vie heureux. Je suis heureux. Je veux en finir de ma vie.
Fourmi, je te lègue tout, et mes toiles, et mes pauvres biens, et mon corps. Il n’y a rien d’autre.

Pas de père, pas de mère, pas de femme, pas d’enfant.


Dehors, plus rien ne bouge, plus de mouvement. Une feuille morte est comme en suspension dans les airs, les arbres paraissent figés, un merle me regarde. Il ne bouge pas. Oui, je rêve. Alors je pars en finir. Je veux tout éteindre. Et puisque cela n’est que rêve, je te répète que je t’aime, et te rejoindrai probablement lorsque j’aurai terminé de mourir. Ici bas.

Dans ce lit que je regarde… J’y vais.



Je t’aime.


SB.

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Merci à toi...pour ce voyage.

Publié dans AtOmes-crOchus

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Stephane 12/06/2005 15:21

Oui, mais le règlement ne stipulait pas que cela devait être une oeuvre originale!!! Et pi, j'ai changé le nom quand même!!!!

Nil 12/06/2005 11:11

Bhé tu l'avais déjà écrit avant ^^

Stephane 12/06/2005 01:27

Pourquoi tricheur???

Nil 11/06/2005 20:47

Ouais Stéphane, spice di tricheur va :D

K 11/06/2005 17:08

Et il gagne quoi ? ;)